14.07.2023 | Politique

Les partis avant les élections fédérales

A cent jours des élections fédérales, nous présentons l'état de forme des six plus grands partis. Le 22 octobre 2023, la Suisse renouvellera le Conseil national et, dans la plupart des cantons, la représentation aux Etats sera également désignée à cette date.


Making-of PEV le 12 juin 2023 : Lilian Studer, conseillère nationale et présidente du Parti évangélique (PEV). Photo : KEYSTONE / Alessandro della Valle
Making-of PEV le 12 juin 2023 : Lilian Studer, conseillère nationale et présidente du Parti évangélique (PEV). Photo : KEYSTONE / Alessandro della Valle



Ces dernières semaines, nos photographes Christian Beutler et Gaëtan Bally ont réalisé des portraits studio des présidents de parti et d'une coprésidente des six grands partis. Ils ont également photographié Lilian Studer, l'une des rares femmes à occuper un tel poste. Nous vous présentons ici le making-of et bien entendu les portraits qui en résultent.

Making-of UDC le 10 juillet 2023 : Marco Chiesa, conseiller aux Etats et président du parti UDC. Photo : KEYSTONE / Ti-Press / Elia Bianchi
Making-of UDC le 10 juillet 2023 : Marco Chiesa, conseiller aux Etats et président du parti UDC. Photo : KEYSTONE / Ti-Press / Elia Bianchi
L'UDC en mode reconquête seule contre tous

Bien décidée à effacer la défaite de 2019, l'UDC a retrouvé ses chevaux de bataille traditionnels que sont l'immigration et la neutralité en vue des fédérales de cet automne. Le parti sait comme aucun autre capter le mécontentement ambiant. 

Durant la crise du coronavirus, il s'est affiché aux côtés des opposants aux mesures anti-Covid de la Confédération. Aujourd'hui, l'UDC profite de la hausse des demandes d'asile pour se démarquer. La guerre en Ukraine lui a aussi permis de rappeler à l'envi son attachement inconditionnel à la neutralité. 

Sur toute la législature, il est le seul des partis gouvernementaux à avoir engrangé des gains lors des élections cantonales. Et le dernier baromètre électoral confirme sa bonne forme, avec une progression de 1,5 point de pourcentage à 27,1%. (vf)

Making-of PS le 9 mai 2023 : le conseiller national Cédric Wermuth et la conseillère nationale Mattea Meyer, les deux coprésidents du PS. Photo : KEYSTONE / Peter Klaunzer
Making-of PS le 9 mai 2023 : le conseiller national Cédric Wermuth et la conseillère nationale Mattea Meyer, les deux coprésidents du PS. Photo : KEYSTONE / Peter Klaunzer
Le PS devrait assurer sa place de deuxième parti de Suisse

Le PS devrait conforter sa position de deuxième parti de Suisse lors des élections fédérales d'octobre. Les sondages lui prédisent un score en légère hausse. Toutefois, il semble souffrir d'un manque de visibilité. 

En période de crise, le camp bourgeois peut apparaître plus crédible. Le PS n'a pas réussi à se démarquer lors des débats au Parlement sur le rachat de Credit Suisse par UBS, bien qu'il milite depuis des années pour une réglementation plus stricte. Par ailleurs, alors que les finances fédérales sont tendues, il est souvent taxé de largesses excessives en matière de dépenses publiques. 

Si le PS confirme cet automne, le succès sera d'autant plus remarquable au vu de l'évolution du nombre de mandats dans les parlements cantonaux. Il a perdu près de 40 sièges entre 2019 et 2023. (kigo)

Making-of PLR le 30 mai 2023 : Thierry Burkart, conseiller aux Etats et président du parti PLR, Photo : KEYSTONE / Petzer Klaunzer
Making-of PLR le 30 mai 2023 : Thierry Burkart, conseiller aux Etats et président du parti PLR, Photo : KEYSTONE / Petzer Klaunzer
Le PLR veut sécuriser ses deux sièges au conseil fédéral

Le PLR veut ravir au PS la place de dauphin de l'UDC lors des élections fédérales d'octobre. Le parti réaffirme ses fondamentaux libéraux: rigueur budgétaire, baisse de la fiscalité, moins de bureaucratie. Il a aussi musclé son discours sur l'asile, thème revenu sur le devant de la scène avec les chiffres élevés de l'immigration. 

Mais les récents sondages le montrent, le PLR risque de stagner, voire de reculer. On ne peut plus exclure que le Centre vienne lui disputer la troisième place. 

L'affaire Credit Suisse pourrait avoir laissé des traces. La gestion de cette crise irrite une majorité de Suisses. Au sein du gouvernement et du Parlement, les membres du PLR ont longtemps refusé de serrer la vis en matière de régulation bancaire. (nipa)

Making-of Le Centre le 29 juin 2023 : Gerhard Pfister, conseiller national et président du parti Le Centre. Photo : KEYSTONE / Anthony Anex
Making-of Le Centre le 29 juin 2023 : Gerhard Pfister, conseiller national et président du parti Le Centre. Photo : KEYSTONE / Anthony Anex
Le Centre se présente sous un nouveau nom

Le parti du Centre, souvent pourvoyeur de majorité au Parlement, se lance dans sa première campagne électorale nationale sous un nouveau nom. En 2019, l'ancien PDC et le PBD avaient atteint ensemble 13,8 % de l'électorat, les deux partis subissant des pertes. On s'attend à ce que le Centre puisse à peu près maintenir ce pourcentage. 

Avec l'initiative sur le frein aux coûts, le parti s'est emparé du thème des coûts de la santé, en concurrence du PS. Selon cette initiative, le Conseil fédéral, le Parlement et les cantons doivent intervenir si les coûts de la santé augmentent trop fortement par rapport à l'évolution des salaires. Après avoir lancé deux initiatives contre la pénalisation du mariage, le Centre exploite ainsi un autre thème « proche du peuple ». 

Cinq de ses 28 conseillères et conseillers nationaux veulent se retirer cet automne. Les 14 conseillères et conseillers aux Etats du Centre se représentent en bloc. (su)

Making-of Les Verts le 30 mai 2023 : Balthasar Glättli, conseiller national et président du parti des Verts suisses. Photo : KEYSTONE / Peter Klaunzer
Making-of Les Verts le 30 mai 2023 : Balthasar Glättli, conseiller national et président du parti des Verts suisses. Photo : KEYSTONE / Peter Klaunzer
Les Verts veulent s’émanciper du PS

Les Verts veulent confirmer leur triomphe électoral historique de 2019 - une tâche qui sera difficile. Le climat continue certes de marquer la politique, mais d'autres crises dominent actuellement. Et les Verts ne veulent plus être le partenaire junior du PS. 

Forts de cette certitude, ils revendiquent également un siège au Conseil fédéral, mais pour cela, ils devront probablement s'attaquer au siège socialiste d'Alain Berset, qui se libère. Cependant, les élections cantonales de ce printemps à Zurich et Lucerne ont montré que le parti s’essoufflait. 

Il faut également mentionner que lors des élections d'il y a quatre ans, de nombreux électeurs du PS sont passés chez les Verts. Il n'est dès lors pas exclu qu'une partie de ces personnes déposent à nouveau des listes socialistes dans l'urne. (gg)

Making-of PVL le 23 mai 2023 : Jürg Grossen, conseiller national et président du parti PVL . Photo : KEYSTONE / Peter Klaunzer
Making-of PVL le 23 mai 2023 : Jürg Grossen, conseiller national et président du parti PVL . Photo : KEYSTONE / Peter Klaunzer
Les Vert'libéraux veulent à nouveau siéger au Conseil des Etats

Les Vert'libéraux se présentent cet automne à leurs cinquièmes élections nationales avec le slogan « Le courage d’agir ». Ils veulent profiter de l'élan des élections cantonales. En tant que parti du centre politique, ils visent un retour au Conseil des Etats et n'excluent pas un poste au Conseil fédéral.

Il y a quatre ans, le PVL était, avec les Verts, le vainqueur incontesté des élections. Depuis, le parti s'est développé dans la plupart des cantons où il s'est présenté. Fondé en 2007, le PVL a marqué des points, surtout auprès des jeunes électeurs, grâce à son nouveau look progressiste.

Les adversaires du parti le qualifient aujourd'hui encore de parti à la mode sans boussole. Les Vert'libéraux rétorquent qu'ils veulent lutter contre la « politique de blocage de la droite et de la gauche », que ce soit en matière de protection du climat ou de politique européenne. (gg)

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